Une avocate «sans frontières» active depuis Genève

plaidoyer 02/2018 du | actualisé le

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Présidente de la section suisse d’Avocats sans frontières, Saskia Ditisheim s’engage pour des prévenus ne pouvant bénéficier de l’égalité des armes en procédure. Notamment au Cameroun et en Turquie.

Saskia Ditisheim (Photo: Martine Dutruit)

Saskia Ditisheim (Photo: Martine Dutruit)

Quand elle était enfant, Saskia Ditisheim rêvait de s’engager à Médecins sans frontières. En 2010, forte d’une longue expérience d’avocate, elle a fondé la section suisse d’Avocats sans frontières (ASF), qu’elle préside depuis lors. Toujours avec l’idée de s’engager en faveur des personnes démunies, en l’occurrence des prévenus n’ayant pas accès à un procès équitable. Ces dernières années, cette activité l’a souvent emmenée au Cameroun, où elle a défendu une vingtaine de personnes LGBT, obtenant soit leur acquittement, soit une peine ne dépassant pas la détention déjà subie. «Un bon résultat», commente-t-elle, rendu possible entre autres grâce à son statut d’avocate suisse: «Je bénéficiais au tribunal d’une liberté d’expression que les défenseurs locaux n’ont pas.»

Assurer une telle défense dans un pays condamnant l’homosexualité, c’est plaider les droits de l’homme et les conventions internationales contre la loi nationale, face à un procureur qui a le public derrière lui. Mais c’est également s’adonner au lobbying politique, avant et après le procès, avec un résultat qui ne laisse pas les juges et les autorités insensibles: «Dès qu’on arrête de mobiliser le corps diplomatique, les arrestations reprennent, raconte Saskia Ditisheim. La pression internationale et la médiatisation jouent un rôle important.»

ASF-Suisse, forte d’une cinquantaine de membres, se préoccupe aussi des consœurs et des confrères malmenés dans des pays où la justice est défaillante. Sa présidente a par exemple défendu une avocate camerounaise emprisonnée pendant vingt-cinq ans à tort et, finalement, graciée en 2016. [...]

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