Transparence encore à la peine dans les universités

plaidoyer 03/2017 du

de

L’importance d’annoncer les activités accessoires des professeurs est reconnue, mais les efforts pour y parvenir varient d’un établissement à l’autre.

En Suisse, nous sommes habitués à porter plusieurs casquettes et à partager notre temps entre un travail principal et les petits à-côtés, que ce soit dans des associations sportives ou culturelles, dans la politique ou encore en tant que membre d’un conseil dans une société. Ces activités peuvent parfois constituer une entrave à l’indépendance, à l’objectivité et à l’impartialité d’un employé. Et c’est notamment le cas pour les chercheurs et les collaborateurs payés par des finances publiques, comme les enseignants (lire encadré). D’après un récent article du Tages-Anzeiger, ce serait d’ailleurs les professeurs de droit qui cumuleraient le plus de mandats en sus de leur emploi à l’Université de Zurich avec, en moyenne, 3,2 autres casquettes par personne. Mais peut-on faire le même constat sur les professeurs de droit romands? 

Difficile de le savoir, même pour les universités elles-mêmes: «Dans certains secteurs, comme en économie et en droit, il y a plus d’opportunités pour exercer des activités accessoires, et c’est aussi un moyen de faire des liens entre la théorie et la pratique», commente Fabian Amschwand, secrétaire général de l’Université de Fribourg. Parmi les quatre facultés neuchâteloises, une vingtaine de professeurs ont déclaré avoir des liens d’intérêts et, sur ce nombre, cinq d’entre eux étaient issus de la filière juridique. «Certaines activités sont de notoriété publique et, même si elles ne sont pas annoncées au rectorat, elles sont visibles sur les pages des professeurs (biographie publiée sur le web, ndlr)», confie Fabian Greub, chargé des relations publiques à l’Université de Neuchâtel. Aller sur ces pages serait d’ailleurs le seul moyen de vérifier la véracité l’hypothèse du Tages-Anzeiger, pour autant qu’elles soient régulièrement mises à jour et que l’enseignant ait accepté de fournir toutes les informations le concernant. Car, malgré la base de données centralisée publiée, en avril 2016, par la Radio Télévision suisse alémanique (SRF) sur son site, il n’existe, à l’heure actuelle, pas de registre exhaustif. [...]

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