Sur le pont 24 heures sur 24

plaidoyer 04/2018 du

de

Le SECO a diffusé cet été son modèle de contrat-type de travail (CTT) pour la «prise en charge 24 heures sur 24» de personnes âgées ou malades. Oui, vous avez bien lu, en dérogation à toutes les règles de droit du travail, il est possible, en Suisse, d’occuper une personne jour et nuit pour l’assistance à une autre personne.

En fait, ce CTT est une tentative de réglementer une activité en plein développement. On estime à environ 10 000 le nombre de travailleuses qui fournissent une aide à domicile, nuit et jour, qui n’inclut toutefois pas les soins infirmiers. Leur profil type: des femmes de plus de 45 ans, en provenance de Pologne, de Hongrie ou de l’est de l’Allemagne. Selon un modèle bien rodé, elles habitent avec la personne dont elles s’occupent, pour une durée de deux à quatre semaines, puis rentrent au pays pendant qu’une collègue les relaie. Deux à quatre semaines plus tard, elles reviennent prendre leur place auprès de leur protégé. D’où le terme de «migrantes pendulaires». Ce tableau a été brossé l’an dernier par un rapport du Conseil fédéral, qui dénonce «le cadre légal lacunaire en matière de temps de travail, de présence et de repos» de cette activité, autrement dit «les conditions de travail extrêmement précaires» de ces femmes.

Mais pas question, pour autant, de mettre fin à cette pratique. [...]

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