«Les juges manquent de sensibilité à l’égard du devenir de l’enfant»

plaidoyer 01/2015 du | actualisé le

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Andreas Bucher est, avec le professeur à l’Université de Saint-Gall Ivo Schwander, l’un des grands noms du droit international privé suisse. Il ne mâche pas ses mots à propos de la jurisprudence récente du Tribunal fédéral en la matière: «Elle est marquée par un manque d’humanité à l’égard des enfants renvoyés à l’étranger.»

 «Le TF contacte les autorités étrangères pour trouver la solution applicable en matière de sentences arbitrales, soit quand il s’agit de faire du business, mais, en droit de la famille, il ne veut rien savoir.» (Photo: Photos: Martine Dutrui)

«Le TF contacte les autorités étrangères pour trouver la solution applicable en matière de sentences arbitrales, soit quand il s’agit de faire du business, mais, en droit de la famille, il ne veut rien savoir.» (Photo: Photos: Martine Dutrui)

Son petit accent alémanique ne l’a pas quitté,  malgré plus de 20 ans passés à enseigner le droit international privé et le droit civil à l’Université de Genève. Son humour non plus. «Si vous me demandez de présenter la dimension sociale du droit international privé dans la jurisprudence actuelle du Tribunal fédéral, mon exposé risque d’être particulièrement bref, car je n’aperçois pas une telle dimension dans les arrêts récents de notre Haute Cour», a-t-il répondu à notre demande d’interview. Andreas Bucher est un Obwaldien qui a fait ses études à Zurich et sa thèse à Bâle1. Il est venu à Genève «parce que le professeur Pierre Lalive, récemment décédé, cherchait un assistant. Je pensais faire cela une année ou deux. Mais je me suis tellement bien implanté que le français est devenu la langue où j’ai rédigé la plupart de mes ouvrages de doctrine, avant  l’anglais et l’allemand», sourit-il.

La LDIP a tenu le coup

«Le droit international privé était, à cette époque, une matière fort peu développée, il y avait des choses peu claires et beaucoup à faire», se souvient-il afin d’expliquer son intérêt pour ce domaine du droit. «Avant la loi fédérale sur le droit international privé (LDIP, 1987), il existait, en Suisse, une loi fédérale du XIXe siècle qui ne portait que sur le droit de la famille et des successions et visait, surtout, à résoudre des conflits entre droits cantonaux. J’ai été expert lors de la codification du droit international privé suisse et je constate que cette loi, la LDIP,  a bien tenu le coup au fil des années. [...]

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