«Par souci de transparence, il faut séparer les fonctions d’avocat et de juge»

plaidoyer 01/2018 du

de

Bon nombre de cantons permettent aux avocats d’occuper une fonction de juge suppléant, avec des conditions plus ou moins restrictives. Benoît Chappuis considère que cette double casquette n’est plus compatible avec les attentes actuelles du public en matière de transparence. Romain Jordan l’estime, au contraire, admissible, pour autant qu’elle soit encadrée et soumise à une évaluation régulière.

«Par souci de transparence, il faut séparer les fonctions d’avocat et de juge» Benoît Chappuis (Photo: Martine Dutruit)

«Par souci de transparence, il faut séparer les fonctions d’avocat et de juge» Benoît Chappuis (Photo: Martine Dutruit)

plaidoyer: Comment vivez-vous, ou avez-vous vécu, l’expérience de juge suppléant à Genève, en parallèle à votre activité principale d’avocat?

Benoît Chappuis: J’ai, pour ma part, été juge suppléant à la Cour d’appel civile et pénale, de 1992 à 2006. J’ai éprouvé du plaisir à exercer cette fonction, enrichissante sur le plan de la formation. Mais j’ai aussi ressenti de la gêne, car j’entrais dans l’intimité du fonctionnement des autorités judiciaires, alors que je plaidais comme avocat devant elles à d’autres occasions. J’avais l’avantage, sur mes confrères non juges, de connaître les magistrats de près et d’avoir accès facilement aux décisions de justice, à une époque où elles n’étaient pas encore disponibles sur internet. Cela créait un déséquilibre et me dérangeait. Cela dit, la double fonction ne m’a jamais mis en difficulté dans la gestion de mes dossiers d’avocat.

Romain Jordan: Ma première expérience au sein d’une juridiction a été celle d’un avocat stagiaire. J’en ai gardé un excellent souvenir qui, pour moi, a été fondateur. J’ai eu la chance, dès 2007, de siéger à la Commission de recours de l’Université, puis au Tribunal administratif de première instance, avant d’être élu, en 2011, juge suppléant à la Cour de justice. [...]

Attention: Article payant

Sans abonnement de plaidoyer ou Online-Abo, cet article est payant.

Abonnez-vous maintenant

Lire l'article

Les abonnés de plaidoyer ou Online-Abo peuvent lire cet article gratuitement.

Nom de famille/entreprise OU Nickname:
numéro d'abonné OU Mot de pass:

Acheter l'article

Cet article coûte 3,00 CHF
Payment seulement avec carte de crédit ou postcard. Vour recevez l'article en format pdf par email.

Acheter maintenant

Dieser Artikel ist folgenden Themen zugeordnet

Weitere Artikel zum Thema

Le recouvrement des honoraires d’avocat se formalise

Giuliano Racioppi : «Les partis politiques veulent conserver leur pouvoir»

Accès à la jurisprudence: le TF impose la transparence