Améliorer le management des tribunaux en formant les juges

plaidoyer 02/2015 du | actualisé le

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Quelque 1449 collaborateurs de la justice de neuf cantons suisses ont participé à une enquête sur son fonctionnement, menée par l’Institut des hautes études en administration publique. Plus des trois quarts d’entre eux ne disposaient d’aucune formation en management.

 Certains répondants déplorent un haut taux de rotation des employés des tribunaux. - Source: istockphoto

Certains répondants déplorent un haut taux de rotation des employés des tribunaux. - Source: istockphoto

Quelles sont les caractéristiques d’une «bonne justice»? Depuis le début des années 2000, de nouvelles techniques visant à améliorer la gestion des tribunaux (par la fixation d’objectifs, une meilleure répartition des tâches et des responsabilités ou la définition de critères pour assurer la qualité des jugements) ont fait leur apparition, notamment dans le canton de Berne. «C’est cependant plus souvent l’exception que la règle, et nous souhaitions savoir quelle était l’attitude du personnel de la justice, notamment dans les cantons romands, vis-à-vis de tels projets», explique Lorenzo De Santis. Il travaille à l’unité de recherche Management public et gestion des ressources humaines de l’Institut des hautes études en administration publique (Idhaep) à l’Université de Lausanne, l’une des cinq universités travaillant en Suisse sur ce programme du Fonds national de la recherche scientifique intitulé «Fondements d’un bon management de la justice en Suisse», dirigé par le professeur Lienhard (Berne).

Pas formés en management

Quelque 1449 collaborateurs de la justice, issus principalement des cantons de Genève (40%) et de Vaud (28%), mais aussi du Valais et du Tessin (chacun 7%), de Fribourg (6%), Neuchâtel (4%), Schaffhouse et Lucerne (chacun 3%) et du Jura (2%) ont participé à l’enquête de mai à septembre 2014. Il s’agit principalement de personnes exerçant des charges administratives ou de gestion (25%), d’avocats (23%) de greffiers (21%), de juges (16%), de juges laïcs (10%) et de procureurs (4%). Plus des trois quarts d’entre eux travaillent en première instance et plus de la moitié exercent dans le domaine de la justice civile. La plupart des sondés (78%) ne sont pas au bénéfice d’une formation en économie ou en management.

Parmi les qualités assurant une bonne justice, les répondants ont placé en priorité le fait de n’être pas corrompue, d’être impartiale, indépendante, équitable et digne de confiance. Etonnamment, les répondants ont jugé qu’on accordait trop d’importance à assurer que les tribunaux soient proches géographiquement, cela de manière plus marquée  dans les cantons ruraux que ceux urbains. [...]

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